Les com­pé­tences du nouveau-né

Les com­pé­tences du nouveau-né

On croyait il y a peu de temps en­core que le bébé ne souf­frait pas et ne sen­tait rien : au­cune émo­tion, au­cune dou­leur, les cris ex­cu­sés par la phrase : « il se fait les pou­mons » et j’en passe… Main­te­nant ça a bien chan­gé ?! Oui et non, avec l’hypermédicalisation de l’accouchement, il semble que le nouveau-​né soit bel et bien ou­blié. Au contraire, lorsque nous voyons les ini­tia­tives comme celles des Hô­pi­taux Amis des Bé­bés (IHAB), il y a plein d’espoir. Mais en fait, quelles sont les réelles com­pé­tences des nouveaux-​nés à la nais­sance ? A quoi peut-​on s’attendre en tant que pa­rents et accompagnant.es ? Je vous les ex­pli­cite main­te­nant pour les ap­pré­cier pleinement 🙂

Bébé se construit à tra­vers les sens et la relation

Dans le ventre déjà, bébé dé­ve­loppe ses fa­cul­tés de per­cep­tion et de com­mu­ni­ca­tion. Il est déjà en lien avec ses pa­rents à sa ma­nière, à tra­vers tous ses sens qui se dé­ve­loppent et se dé­ploient.
Son cer­veau se construit par les en­trées sen­so­rielles au­tre­ment dit le bébé re­çoit plein d’informations sen­so­rielles qu’il traite et, sur cette base-​là, peu à peu son sys­tème ner­veux (le cer­veau et com­pa­gnie) s’organise. C’est à par­tir de 28 se­maines de gros­sesse, que les cel­lules ner­veuses com­mu­niquent en ré­seau. C’est en fait la ré­pé­ti­tion des ex­pé­riences sen­so­rielles (par exemple, en chan­tant les mêmes ber­ceuses à bébé) qui va ren­for­cer ces câ­blages et per­mettre ain­si une trans­mis­sion plus ef­fi­cace et ra­pide des in­flux ner­veux. Au­tre­ment dit, quand vous in­ter­agis­sez de ma­nière ré­gu­lière et même rou­ti­nière avec votre bébé, il se dé­ve­loppe de mieux en mieux !

En fin de gros­sesse, les 5 sens de bébé sont pré­sents, dé­ve­lop­pés (la vue un peu moins mais elle lui per­met as­sez : voir sa ma­man de­puis le sein) et même ceux du tou­cher, de l’odorat et de l’ouïe sont à un très haut ni­veau, c’est dire com­bien ces 3 sens vont être im­por­tants à sa sor­tie du ventre. Les études nous disent aus­si que lorsque l’accouchement n’est pas per­tur­bé, les haut taux d’adrénaline que bébé sé­crète pour être bien pré­sent à la ren­contre lors de sa 1ère heure de vie sont as­so­ciés à la sti­mu­la­tion des bulbes ol­fac­tifs, ce qui si­gni­fie qu’à la nais­sance, le sens de l’odorat est éle­vé comme ja­mais, pour sa sur­vie : al­ler au sein de sa ma­man dont il re­con­naî­trait l’odeur par­mi 1000, à vue de nez ! Et sa mère est prête à l’accueillir, le pro­té­ger et le gui­der, bai­gnée qu’elle est, par les hor­mones de l’amour et de l’allaitement pour son tout-petit. 

La conti­nui­té re­la­tion­nelle et sensorielle

Après le cham­bou­le­ment de sa nais­sance, bébé a be­soin d’être ras­su­ré et de re­con­nec­ter im­mé­dia­te­ment à ce qu’il connaît et ce dont il a be­soin pour sur­vivre et gran­dir en tant qu’humain, il a be­soin d’une conti­nui­té re­la­tion­nelle et sen­so­rielle qui lui per­mette de tis­ser ses pre­miers liens entre son ex­pé­rience dans le ventre et hors du ventre mais aus­si de construire l’attachement avec sa mère de ma­nière op­ti­male. Rap­pe­lons que, comme chez les autres mam­mi­fères, il y a une fe­nêtre cri­tique pour que l’attachement se fasse fa­ci­le­ment, le plus pré­co­cé­ment pos­sible est tou­jours le mieux. Cette conti­nui­té est as­su­rée par ces 3 points-clés :

1. Le contact peau-​à-​peau : rap­pe­lons que le pre­mier sens dé­ve­lop­pé chez le nouveau-​né est le tou­cher puisque, dans le ventre de sa mère, il est no­tam­ment constam­ment en­ve­lop­pé de li­quide am­nio­tique mais aus­si bébé par­tage les an­ti­corps de sa mère (trans­mis à tra­vers le pla­cen­ta), il est donc très im­por­tant qu’il soit co­lo­ni­sé par les mi­crobes fa­mi­liers de sa ma­man pour dé­ve­lop­per un mi­cro­biome ro­buste pour sa san­té pré­sente et po­ten­tiel­le­ment pour toute sa vie (son mi­cro­biome ma­jo­ri­tai­re­ment ins­tal­lé à la nais­sance dé­ter­mine l’efficacité de son sys­tème im­mu­ni­taire).
2. De ma­nière pré­coce et pro­lon­gée : il s’agit de ras­su­rer et sé­cu­ri­ser bébé im­mé­dia­te­ment à la sor­tie de l’utérus en lui pro­po­sant une longue étreinte avec sa ma­man qu’il connaît si pro­fon­dé­ment. De plus les études scien­ti­fiques parlent d’une du­rée d’au moins 50 mi­nutes pour que le nouveau-​né puisse prendre le sein spon­ta­né­ment par la suite.
3. Sur le corps de sa ma­man : il y re­trouve l’odeur qu’il connaît bien (le co­los­trum sent comme le li­quide am­nio­tique), mais aus­si tous les sons qui ont ryth­mé sa vie jusqu’alors (le rythme car­diaque et plus lar­ge­ment tous les bruits du mé­ta­bo­lisme en ac­tion de sa ma­man) et bien sûr, bébé re­con­naît aus­si la voix de sa mère…. Et aus­si celle du co-​parent par le biais de la chi­mie dans le corps de sa ma­man, que bébé sen­tait in-​utero, en ré­ponse à la voix du partenaire.

Ps­sitt, lisez-​bien mon 1er ar­ticle sur le peau-​à-​peau afin que l’expérience soit réus­sie ! Bien évi­dem­ment, si la mère ne pou­vait pas as­su­rer ce pre­mier contact, alors, le co-​parent pour­rait déjà pro­po­ser une conti­nui­té re­la­tion­nelle et sen­so­rielle en fai­sant lui-​même ce peau-​à-​peau pré­coce et pro­lon­gé, jusqu’à ce que le contact avec la mère soit possible. 

La pre­mière épo­pée de bébé

Dès la nais­sance, bébé va mon­trer un com­por­te­ment inné et or­ga­ni­sé qu’on re­trouve chez tous les nouveaux-​nés pla­cés dans ces­dites condi­tions op­ti­males. Sa­chez qu’à tout mo­ment, bébé peut faire une pause pour re­prendre des forces.

• Après son ar­ri­vée hors du ventre et sa 1ère res­pi­ra­tion, bébé ne bouge pas, il va juste com­men­cer à ou­vrir ses yeux pour le pre­mier échange de re­gard de toute sa vie, qui signe le dé­but de la re­la­tion d’attachement mère-​bébé (ap­plau­dis­se­ments, s’il vous plaît!), c’est là que l’hormone de l’amour est à son plus haut pic comme ja­mais dans la vie !
• Puis, gen­ti­ment, bébé com­mence à bou­ger sa tête et ses membres. En­suite, il s’active et agite ses mains sur le ma­me­lon de sa mère ou les met dans sa bouche, il re­garde sa ma­man et le ma­me­lon si ap­pé­tis­sant.
• Si ses pieds trouvent un ap­pui et qu’il est en contact ven­tral sur sa ma­man, bébé com­mence à faire des mou­ve­ments ré­flexes de re­cherche du sein. Il peut alors se re­pous­ser na­tu­rel­le­ment par ses pieds pour s’avancer de quelques cen­ti­mètres et s’approcher du ma­me­lon, d’où l’importance d’un peau-​à-​peau maî­tri­sé pour lui per­mettre ce pro­dige !
• En­fin, bébé at­trape le ma­me­lon avec sa main, peut le lé­cher, et il va faire sa pre­mière té­tée. Dans un peau-​à-​peau ga­gnant, déjà dé­crit pré­ci­sé­ment dans mon pre­mier ar­ticle, bébé est dans une po­si­tion ab­so­lu­ment idéale pour prendre le sein à pleine bouche, ce que l’on sou­haite pour une suc­cion ef­fi­cace. Bien évi­dem­ment, sa mère l’aide, le guide, l’accompagne pour une prise du sein spon­ta­née et in­do­lore. Mais pour­quoi en fait es­pé­rer cette té­tée main­te­nant ? Cette té­tée est bé­né­fique à la fois au bébé et à la fois à la mère. Elle per­met d’engrammer la bonne suc­cion du sein, le ré­flexe de suc­cion étant alors le meilleur dans cette pre­mière heure de vie. La suc­cion sol­li­cite la sé­cré­tion d’ocytocine chez la mère pour ef­fec­tuer le ré­flexe d’éjection de lait, cette même ocy­to­cine en­gendre en même temps les contrac­tions ef­fi­caces de son uté­rus pour ex­pul­ser le pla­cen­ta ra­pi­de­ment.
• Fort pro­ba­ble­ment, bébé va s’endormir gen­ti­ment tout en conti­nuant à té­ter dans la tran­si­tion vers le sommeil.

Sa­vou­rez toutes ces étapes et ces com­pé­tences in­nées de votre bébé qu’il pour­ra vous mon­trer s’il est pla­cé dans une conti­nui­té sen­so­rielle et re­la­tion­nelle, sur sa ma­man, qui telle une pe­tite fée ap­por­te­ra les pe­tits gestes de pré­ci­sion pour que cette danse à deux abou­tisse à la pre­mière té­tée. Le co-​parent a toute sa place ici, dans l’in­ti­mi­té fa­mi­liale qui se crée. Ce ta­bleau dé­peint est es­sen­tiel pour don­ner les em­preintes sen­so­rielles fa­vo­rables au tis­sage de la re­la­tion de fa­mille qui vient de naître !

Pen­sez donc à vrai­ment re­mettre à plus tard tous les pre­miers soins de rou­tine de votre bébé !

Pro­fi­tez de ces mo­ments inoubliables !

A très bientôt !

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Ôde aux mères.

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C’est chose faite ici pour une vé­ri­table adap­ta­tion de la tra­di­tion ayur­vé­dique du pre­mier mois de votre nou­velle vie de fa­mille fa­cile à in­té­grer à la vie occidentale !

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Mes clas­siques pour se pré­pa­rer à la naissance

« Les be­soins es­sen­tiels d’une femme qui ac­couche » de Ruth Eh­rhardt (2022). Edi­té par Ma­ria Ama­ni­ta Li­be­ra (as­so­cia­tion Hu­man­ly).
Ce livre de 30 pages ren­ferme l’essentiel à sa­voir sur l’accouchement phy­sio­lo­gique, que l’on soit la (fu­ture) mère, le co-​parent ou en­core leur accompagnant.e ! Tout est clair, simple et dit. Les be­soins de la femme en­ceinte, ceux de celle qui ac­couche, le ré­flexe d’éjection du fœ­tus, la 1ère heure post-​natale, le pro­jet de nais­sance, l’hormone de l’amour et son an­ta­go­niste l’adrénaline. J’aime la com­pa­rai­son de l’accouchement au som­meil : ça a juste lieu… et la pe­tite his­toire de la fin qui illustre tout le pro­pos par­fai­te­ment, telle une image qui vaut mille mots et qui se dé­pose comme une ca­resse, ber­cés par la confiance de l’accompagnante en les com­pé­tences de la nou­velle mère et de son nouveau-​né. A lire et relire !

« La nais­sance en BD, tome 1 » de Lu­cile Go­mez (2021). Mama édi­tions : Pa­ris.
Quelle chance j’ai eue d’être ac­com­pa­gnée lors de ma pre­mière gros­sesse par cette BD hy­per chouette en étant en plus au cou­rant des cou­lisses du tome 2 (et j’ai reçu très heu­reuse le tome 3 en post-​partum !). Lu­cile, l’autrice et des­si­na­trice, est une femme très humble, ac­ces­sible et gé­né­reuse en plus d’avoir réa­li­sé une tri­lo­gie ab­so­lu­ment gé­niale, lu­dique, mar­rante et in­for­ma­tive à sou­hait sur la nais­sance. Je la re­mer­cie mille fois et j’ai pour bonne ha­bi­tude de dire que s’il ne fal­lait re­com­man­der qu’un seul livre en pé­ri­na­ta­li­té, je re­com­man­de­rais ce tome 1 de la nais­sance en BD. Il y a toutes les bases pour se rap­pe­ler à quel point nous avons tout en nous, en tant que femmes, pour ac­cou­cher, il suf­fit s’insuffler la confiance en nous et par­tout au­tour de nous ! A lire donc avec le plus grand nombre de vos proches et sur­tout votre partenaire 😉

« Le bébé est un mam­mi­fère » de Mi­chel Odent (2011), Édi­tions L’Instant Pré­sent : Mé­ri­gnac.
Ce livre est une ré­édi­tion de la ver­sion de 1990 et fran­che­ment il y avait déjà tout ! Comme Mi­chel Odent le dit dans sa pré­face de la nou­velle édi­tion, son livre était pro­ba­ble­ment trop en avance sur son temps. Le cé­lèbre au­teur nous rap­pelle l’importance de mettre au re­pos le néo­cor­tex (à l’abri de la lu­mière, des re­gards et du lan­gage) pour que le cer­veau ar­chaïque (par­ta­gé avec les autres mam­mi­fères) ac­com­plissent sa sym­pho­nie hor­mo­nale pour un ac­cou­che­ment et une pre­mière heure de vie phy­sio­lo­giques ! Il rap­pelle qu’une sage-​femme de­vrait pas­ser in­aper­çue tout en étant en me­sure de dé­ce­ler tout hic afin d’intervenir seule­ment quand c’est né­ces­saire. Il parle aus­si de l’ocytocine (hor­mone de l’amour), de la pro­lac­tine (al­lai­te­ment), du co­los­trum… Chaque cha­pitre est en­core tel­le­ment utile, pré­cieux et d’actualité aujourd’hui en 2023.

Pour une nou­velle pa­ren­ta­li­té consciente

« La nais­sance d’un père » de Marie-​Claire Zaugg (2020), Slat­kine Édi­tions : Ge­nève.
Je lis ce livre à chaque fois d’une traite tel­le­ment je me sens en phase avec son au­trice. C’est un livre ac­tuel, qui sait mon­trer les en­jeux et l’importance de la place du père en pé­ri­na­ta­li­té, et ce dès la gros­sesse, à l’accouchement et en­suite dans son rôle de père avec l’enfant dès le dé­but. Tous les su­jets criants du mo­ment y sont abor­dés : le « congé » pa­ter­ni­té, le par­tage de la charge men­tale avec la mère, les struc­tures de garde, les ré­ti­cences dans les mi­lieux du care face à l’homme, etc. Je ne peux que vous re­com­man­der de le lire. Je trouve ce livre juste, écrit avec flui­di­té et clar­té, im­por­tant même es­sen­tiel car il est à la page des ré­flexions mo­dernes sur quelle place don­ner au père ou plu­tôt quelle place le père doit prendre. Donnez‑m’en votre avis !

« File dans ta chambre » de Ca­ro­line Gold­man (2020), Du­nod Édi­tions : Ma­la­koff.
Comme ça fait du bien d’entendre en­fin cette psy qui ne mâche pas ses mots et qui va droit au but : elle nomme les écueils de la pa­ren­ta­li­té po­si­tive et dé­fait les éti­quettes de « haut po­ten­tiel », « TDAH » ou en­core « hy­per­sen­sible » non va­lides scien­ti­fi­que­ment. Ces pa­rents qui suivent les re­com­man­da­tions de ces fi­gures « mar­ke­ting » (sans les réelles for­ma­tions et preuves scien­ti­fiques) font des en­fants mal li­mi­tés ce qui rend leur quo­ti­dien in­sup­por­table. L’autrice est très claire : dès 1 an, le tra­vail de l’enfant est d’amener le pa­rent à faire son tra­vail de pa­rent, à sa­voir po­ser des li­mites pour dis­ci­pli­ner les pul­sions de l’enfant, don­ner un for­mat à cette force qui soit so­cia­le­ment adé­quate et ain­si per­mettre à l’enfant de sup­por­ter les pe­tites frus­tra­tions de la vie, ap­prendre à se frei­ner. Il y a des feuilles de route en fin de livre. Vrai­ment mer­ci pour ces mots et ces outils.

« Chas­seur, cueilleur, pa­rent » de Mi­chae­leen Dou­cleff (2021), Le­duc Édi­tions : Pa­ris.
Voi­ci un livre dont j’ai cor­né presque toutes les pages tel­le­ment je tom­bais sur des perles édu­ca­tives, tout me par­lait beau­coup. Mi­chae­leen a voya­gé dans le monde au­près de cultures an­ces­trales chez les­quelles les en­fants par­ti­cipent, col­la­borent plei­ne­ment et vo­lon­tiers aux tâches quo­ti­diennes. L’autrice a donc re­ti­ré les prin­cipes de l’éducation « TEAM » : T pour Tendre ca­ma­ra­de­rie (l’enfant est dans l’univers de l’adulte, l’accompagne dans ses tâches), E pour En­cou­ra­ger (en­sei­gner la bonne at­ti­tude par les actes et le jeu), A pour Au­to­no­mie (sur­veiller de loin l’enfant pour qu’il ap­prenne par lui-​même), M pour Mi­ni­mum d’ingérence (ne pas cher­cher à oc­cu­per l’enfant mais avoir confiance en ses ca­pa­ci­tés à s’occuper seul). C’est pas­sion­nant, agréable à lire, on voyage avec Mi­chae­leen et sa fille tout en consta­tant les pro­grès de celle-​ci grâce au chan­ge­ment de pa­ra­digme édu­ca­tif de ses pa­rents. C’est enthousiasmant !

Le sou­tien lit­té­raire en post-partum

« Mon corps après bébé tout se joue (ou presque !) avant 6 se­maines » de Dr Ber­na­dette de Gas­quet (2018). Édi­tions Ma­ra­bout : Vanves.
Ce livre-​pratique ap­porte des bases im­por­tantes pour la ré­ha­bi­li­ta­tion du corps de la femme qui vient d’enfanter et ce dès l’accouchement, de ma­nière lu­dique avec des illus­tra­tions vrai­ment jo­lies et qui sim­pli­fient gran­de­ment la com­pré­hen­sion de la lec­trice (sou­vent fa­ti­guée à cette pé­riode !). Comme l’autrice l’explique très bien, il s’agit de pro­fi­ter des 40 pre­miers jours où les hor­mones sont au ser­vice de la ré­cu­pé­ra­tion pour se re­po­ser et faire des exer­cices (des pos­tures et des res­pi­ra­tions) adap­tés bien sûr à là où nous en sommes dans le post-​partum. Le plus c’est le ré­su­mé illus­tré à la fin. Je n’approuve pas tout ce qu’elle dit concer­nant la ma­nière de prendre soin de bébé et la mé­de­cine tra­di­tion­nelle in­dienne mais fran­che­ment les bases pour la ré­ha­bi­li­ta­tion sont tops, clairs et efficaces !

« Près du cœur. Té­moi­gnages et ré­flexions sur l’allaitement. » sous la di­rec­tion de Ly­sanne Gré­goire et Marie-​Anne Pous­sart (2008). Édi­tions du remue-​ménage : Mont­réal.
A la lec­ture des té­moi­gnages de ces femmes al­lai­tantes et de quelques autres (co-​parents, grands-​parents et en­fants), j’ai ri, pleu­ré, j’ai été tou­chée et par­fois même bou­le­ver­sée mais sur­tout je me suis sen­tie en­core plus fière, choyée, sou­te­nue par ces ré­cits par­ta­gés, avec une re­con­nais­sante ma­gni­fiée de ce ca­deau qu’est de pou­voir ma­ter­ner en al­lai­tant.
Il y a aus­si des pages d’« ex­perts » qui in­forment per­ti­nem­ment entre autres choses sur l’évolution de l’allaitement au fil de l’histoire de nos pays in­dus­tria­li­sés mais aus­si de l’ajustement à bébé qui gran­dit, le concept d’« Uni­té Mè­ren­fant » qui est notre en­vi­ron­ne­ment spé­ci­fique d’espèce (al­lai­ter et por­ter notre bébé), les di­vers sou­tiens que l’on peut né­ces­si­ter ou ap­por­ter, l’intérêt du fé­mi­nisme à dé­fendre l’allaitement… C’est un livre fa­bu­leux aux ap­ports et voix en­ri­chis­sants, tous sou­te­nant d’une ma­nière ou d’une autre l’expérience de l’allaitement.

« Nou­velle mère. Un té­moi­gnage li­bé­ra­teur et fé­mi­niste sur la ma­ter­ni­té. » de Cé­cile Doherty-​Bigara (2020). Leduc.s Édi­tions : Pa­ris.
Ce livre est si fluide à lire, si court et en même temps que de pé­pites de bien­veillance pour la nou­velle mère en soi. Il a fal­lu 2 ans à Cé­cile pour qu’éclose plei­ne­ment la mère en elle et elle nous par­tage ses dif­fi­cul­tés mais aus­si ses prises de conscience et ses pra­tiques qui peuvent aus­si nous ap­por­ter tant sur le che­min de de­ve­nir mère. Son té­moi­gnage peut nous ac­com­pa­gner pour trou­ver sa place de mère sans s’oublier, se don­ner de l’amour ma­ter­nel dont nous avons bien be­soin, ap­prendre à être reine de son royaume (faire le tri dans nos condi­tion­ne­ments et dé­ci­der en­fin pour soi, pour sa propre fa­mille) mais aus­si se mettre au dia­pa­son à chaque jour avec sa/​son par­te­naire. Ses mots éveillent et mettent du baume au cœur des jeunes ma­mans qui se sentent trop sou­vent seules, épui­sées ou en­core in­vi­si­bi­li­sées dans nos sociétés.

Et un p’tit der­nier pour bébé !

« Zim bam boum. » de Fré­dé­ric Stehr (2017). Édi­tions L’école des loi­sirs : Pa­ris.
Cet al­bum, je ne m’en lasse pas : les des­sins sont beaux, il y a peu de mots et plein d’onomatopées qui donnent en­vie de chan­ter, d’explorer les sons avec tout ce que nous trou­vons sous la main. La chute du livre est très ri­go­lote. Vrai­ment un bi­jou pour les sens et l’essence de l’explorateur qu’est un bébé qui dé­couvre le monde (so­nore !) et ce de ma­nière gour­mande aus­si (miam, du gâteau !).

J’ai hâte de lire vos re­tours sur ces re­com­man­da­tions de lec­ture.
Si vous avez d’autres livres coup-​de-​coeur, partagez-​les volontiers !

Bonnes (re)lectures !

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De­ve­nir mère, vaste su­jet que j’a­borde d’a­bord dans ses grands contours : l’ins­tant où l’on de­vient mère, l’an­nonce de la gros­sesse puis la ren­contre avec son bébé. Plu­sieurs op­por­tu­ni­tés d’­ho­no­rer la mère : elle a le pri­vi­lège de por­ter la vie, de nour­rir la vie et de vivre un océan d’amour.
Ôde aux mères.

Réus­sir son post-​partum entre tra­di­tion et modernité

Le post-​partum a long­temps été un su­jet ta­bou. Au­jourd’­hui on nous parle du « mois d’or », comme un temps de re­pos, sans en ex­pli­ci­ter vé­ri­ta­ble­ment les fon­de­ments ni la tra­di­tion.
C’est chose faite ici pour une vé­ri­table adap­ta­tion de la tra­di­tion ayur­vé­dique du pre­mier mois de votre nou­velle vie de fa­mille fa­cile à in­té­grer à la vie occidentale !

La fa­brique d’un père

La fa­brique d’un père

Le père ou le co-​parent doit ré­in­ven­ter sa place bien sou­vent car les mo­dèles des pères ont été fré­quem­ment man­quants ou dé­viants avant. Bien sûr cha­cun trou­ve­ra ses pe­tits trucs, ses propres ri­tuels. Ce­pen­dant, il y a une place es­sen­tielle et at­ten­due pour ce fa­meux tiers, son rôle est pri­mor­dial pour le bon dé­ve­lop­pe­ment de la nou­velle fa­mille. Cet ar­ticle n’est pas ex­haus­tif mais si­gni­fi­ca­tif pour mon­trer ô com­bien les pères sont im­por­tants ! On en parle maintenant !

[P.S. : le terme « père » peut être rem­pla­cé par « co-​parent » ou « tiers », pre­nez soin d’ajuster mes mots à votre propre réalité]

D’abord dans le faire, entre lo­gis­tique et protection

Lors de la gros­sesse et de sur­croît pen­dant l’accouchement, le co-​parent a une place es­sen­tielle pour prendre soin de la bulle de la femme en­ceinte. Rap­pe­lons qu’en Āyur­ve­da, il est très clair que la femme en­ceinte doit être pro­té­gée des émo­tions fortes, des en­vi­ron­ne­ments bruyants, de la vio­lence, de l’agressivité, etc. Son par­te­naire est la per­sonne idéale pour prendre sur lui les pe­tits sou­cis qu’il peut y avoir au quo­ti­dien. Par exemple, il peut ou­vrir les cour­riers désa­gréables comme les fac­tures (il y a sou­vent des mau­vaises sur­prises !), ré­pondre au té­lé­phone même quand c’est la belle-​mère (!!) ou en­core par­ler à la se­cré­taire désa­gréable du gy­né­co (c’est du vécu !). Bien évi­dem­ment, plus on s’approche du terme de la gros­sesse, plus ce rôle va prendre de l’importance puisque la femme sera de plus en plus ailleurs et c’est phy­sio­lo­gique, elle se pré­pare à enfanter !

Lors de l’accouchement, c’est bien sou­vent le par­te­naire qui va avoir le pro­jet de nais­sance en tête, veiller à le rap­pe­ler si né­ces­saire et prendre soin à ce que sa femme puisse uni­que­ment se concen­trer sur le tra­vail de l’accouchement, ce sera idéa­le­ment le pre­mier in­ter­lo­cu­teur du/​des pro­fes­sion­nels de la nais­sance. Si c’est un ac­cou­che­ment à la mai­son, le co-​parent de­vra s’occuper de tout l’espace de l’accouchement (mettre des alèses, mon­ter la pis­cine d’accouchement, etc) et de sa femme (la faire boire, la sou­te­nir etc). Bref, vous l’avez com­pris, le tra­vail du co-​parent com­mence avant même la nais­sance de son en­fant et conti­nue de plus belle après.

Les pre­miers rôles et non des moindres du co-​parent sont donc d’agir pour pro­té­ger sa femme, leurs dé­ci­sions de couple et en­suite son foyer des in­tru­sions ex­té­rieures. C’est pour­quoi dans les ren­contres de vos sui­vis Dou­la, c’est tou­jours mieux que les deux (fu­turs) pa­rents soient là car le co-​parent est le par­te­naire aus­si de la réus­site de votre vie de famille.

Il pose les briques, c’est la fi­gure interdictrice

A par­tir des 1 an de bébé, nous pas­sons à un autre stade de dé­ve­lop­pe­ment psy­chique : l’enfant s’est bien an­cré dans son foyer, rem­pli d’amour et peut-​être en abon­dance de lait ma­ter­nel. Main­te­nant, c’est le temps de l’apprentissage de la sé­pa­ra­tion, des li­mites et bien sûr aus­si de l’estime de soi grâce aux mo­ments pas­sés en pré­sence avec ses pa­rents et toutes les per­sonnes de ré­fé­rence pour l’enfant. Le co-​parent a un rôle émi­nent dans ces 3 as­pects et par­ti­cu­liè­re­ment dans la sé­pa­ra­tion puisque c’est le fa­meux tiers face au duo mère-​bébé qu’il élar­git : peu à peu il tire sur l’élastique pour d’une part re­trou­ver une vie de couple sa­tis­fai­sante et d’autre part ou­vrir son bébé au monde en­vi­ron­nant. C’est bien sûr une étape conco­mi­tante avec l’acquisition de la marche qui fait que bébé va ex­plo­rer au-​delà du connu et sur­tout au-​delà des li­mites at­ten­dues : le père est la fi­gure in­ter­dic­trice par excellence.

C’est as­sez dé­rou­tant d’ailleurs à quel point une mère peut ré­pé­ter x fois la même consigne, cher­cher mille et une autres fa­çons de faire com­prendre la li­mite et quand le père hausse le ton, dit « non », comme par ma­gie, l’enfant écoute. En fait, pour une mère qui a ma­ter­né et ma­terne en­core son bébé, l’allaite par­fois en­core, est plus pré­sente au­près de lui au quo­ti­dien, peut-​être en­core en fu­sion avec son bébé, c’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile de prendre la cas­quette de l’autorité pour faire in­té­grer les li­mites à son en­fant. Aus­si, le père est la per­sonne idéale et es­sen­tielle aus­si au quo­ti­dien pour faire res­pec­ter les règles de la mai­son mais aus­si de la bien­séance. Il est donc cru­cial qu’il puisse par­ta­ger avec l’enfant et la mère au moins un temps au quo­ti­dien (ex : le dîner).

Être père, c’est en­dos­ser son rôle de faire bar­rière : sé­pa­rer bébé et mère de la fu­sion mais aus­si po­ser un cadre clair et ferme à l’enfant pour l’aider à se structurer.

Il ouvre l’enfant au monde par sa va­li­da­tion des com­por­te­ments sociaux

Bien évi­dem­ment, le père n’est pas juste la per­sonne qui agit et qui in­ter­dit, il a un rôle très im­por­tant dans l’ouverture et l’apprentissage des codes so­ciaux à l’enfant, ce qui s’intègre bien sûr déjà par ses rôles pré­cé­dents mais aus­si parce que le père re­con­naît son enfant.

Quand le père ver­ba­lise les com­por­te­ments de son en­fant, il lui dit qu’il le voit. Quand il in­va­lide cer­tains com­por­te­ments par l’instauration des li­mites et quand il va­lide d’autres com­por­te­ments so­cia­le­ment ac­cep­tés, il donne de l’attention à son en­fant, il lui ap­prend à vivre dans notre monde en lui don­nant les règles pour pou­voir en­suite s’y épa­nouir pleinement.

Quand le père va­lo­rise son en­fant pour ses bons com­por­te­ments, quand il le re­mer­cie d’exister, quand il lui dit com­bien il l’aime, là plus que d’assurer le bon dé­ve­lop­pe­ment de l’estime de son en­fant, il lui montre aus­si à quel point il est im­por­tant pour lui et à quel point il est fier de son en­fant. C’est une base pré­cieuse et es­sen­tielle pour sa sta­bi­li­té in­té­rieure, sa sé­cu­ri­té af­fec­tive et sa confiance gran­dis­sante pour al­ler dans le monde en se sen­tant outillé.

Parce que, au fond, ce que nous sou­hai­tons pour nos en­fants c’est qu’ils puissent s’épanouir dans ce monde qui est le leur aus­si et que le père lui per­met d’appréhender avec toutes les notions-​clés, tous les re-​pères dignes d’un père. Chers pères et co-​parents, mer­ci d’être les dignes re-​pères de nos enfants.

N’hésitez pas si vous avez des com­men­taires ou des re­marques sur ce vaste su­jet qu’être père. Je ne suis pas la plus ex­perte en étant mère et c’est ok.

A très bientôt !

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De l’expérience du de­ve­nir mère

De l’expérience du de­ve­nir mère

Aujourd’hui, il me tient à cœur de par­ta­ger l’expérience du de­ve­nir mère sur le che­min de la gros­sesse jusqu’à la ren­contre avec son bébé, à la nais­sance. Plus par­ti­cu­liè­re­ment sur ces pe­tits pas qui font que l’on se sent de­ve­nir et que l’on de­vient mère, prête à em­bras­ser la ma­ter­ni­té lors de la ren­contre avec bébé pour l’éternité.

Por­ter la vie, le pri­vi­lège de de­ve­nir mère

Bien sûr, il y a sou­vent les barres sur le test de gros­sesse qui ouvrent le che­min du de­ve­nir mère entre joie, sur­prise, co­lère, tris­tesse, an­goisse etc, toutes les émo­tions sont pos­sibles et sont à ac­cueillir. De­ve­nir mère ne sera pas un long fleuve tran­quille et jusqu’à nos tripes, nous le sa­vons déjà. Les pre­miers signes de gros­sesse sont très sou­vent les seins très gon­flés, qui dé­mangent, bien sûr le re­tard de règles mais aus­si des signes moins cou­rants comme le pH du va­gin dras­ti­que­ment dif­fé­rent avec une grande sus­cep­ti­bi­li­té à des in­fec­tions à ré­pé­ti­tion comme ja­mais au­pa­ra­vant (c’était mon cas !). Qu’ils soient confor­tables ou non, ces pe­tits signes sont déjà ceux de la nou­velle mère.

Pour moi, ce qui pour­rait être vu comme des anec­dotes n’en est rien : en tant que mère, nous avons le grand pri­vi­lège de por­ter la vie de notre bébé pen­dant 9 mois. Notre corps ne ces­se­ra de se trans­for­mer tout au long des im­menses ®évo­lu­tions de notre bébé : de la cellule-​œuf avec un cœur bat­tant à l’embryon puis au fœ­tus. A chaque jour, son lots de signes de nos corps qui changent nous ra­me­nant sans cesse au mo­ment pré­sent : « oui là main­te­nant en tant que mère, je porte la vie qui se dé­ploie. » Sans fa­ta­li­té concer­nant ces maux (l’Ayurvéda a plein de pro­po­si­tions na­tu­relles pour les pe­tits tra­cas quo­ti­diens), il est bon aus­si de se rap­pe­ler que c’est là parce que la vie se dé­ploie juste là dans notre bas-ventre.

Être re­con­nue comme nou­velle mère, l’annonce de la grossesse

Ça y est, la nou­velle se ré­pand : la ma­ter­ni­té ar­ron­dit gra­cieu­se­ment ce ventre de femme, les proches sont in­for­més, on nous de­mande « ce sera une fille ou un gar­çon ? » même dans la rue, une fois la ré­ponse don­née, les mi­miques de ré­ac­tion pas­sées, la jeune mère se re­trouve à ca­res­ser son bébé « — et moi, je vais bien ? ». Déjà un aper­çu du re­gard de la so­cié­té sur la ma­ter­ni­té : la jeune mère est d’abord vue comme la por­teuse de bébé. J’ai en­vie donc de rap­pe­ler à cha­cun à quel point la jeune mère a avant tout be­soin d’être vue telle qu’elle est : une femme qui de­vient mère et qui ai­me­rait de l’attention pour elle-​même car c’est à tra­vers elle que son bébé grandit.

Il y a d’autres ré­flexions qui peuvent être dé­sta­bi­li­santes : « est-​ce que tu le sens ? ». Je me rap­pelle mon ma­laise face à une amie qui me ra­con­tait com­bien elle avait aimé sen­tir les pe­tites bulles quand elle était en­ceinte alors qu’à ce moment-​là, je ne sen­tais RIEN. Quelle pro­fonde tris­tesse : c’est quoi les bulles ? Pour­quoi je ne les sens pas ? J’aurais aimé sa­voir à ce moment-​là que c’était trop tôt pour moi : on ne sent pas son bébé avant le 2ème tri­mestre de gros­sesse et si le pla­cen­ta est an­té­rieur, ses mou­ve­ments ne pour­ront pas être per­çus avant 18 – 20 se­maines d’aménorrhée. Ces pe­tites bulles sont une des sen­sa­tions qu’une femme peut res­sen­tir mais ce n’est pas obli­ga­toire. De mon côté, j’ai sen­ti les boum-​boum des pieds en premier !

Et puis, il y a toutes ces normes, ces prises de poids, ces ana­lyses. En tant que nou­velle mère, nous sommes constam­ment mesuré.es sous toutes les cou­tures avec l’assignation à un ré­gime anti-​toxoplasmose quand on n’est pas immunisé.e qui donne la cou­leur du sui­vi mé­di­ca­li­sé : « tu ne fe­ras pas ça, tu ne man­ge­ras pas cela si­non tu risques la PATHOLOGIE ». Aïe et les proches qui sont dans le même pa­ra­digme peuvent en ra­jou­ter : il faut que tu manges ceci, cela, etc. Beau­coup de voix, de troubles et de confu­sions peuvent ar­ri­ver dans le cœur d’une jeune mère qui veut bien faire mais dont les conseils vont tous azi­muts et sans vrai­ment de sens et de co­hé­rence. Mer­ci l’Ayurveda de pou­voir mettre de l’ordre dans tout ça !

Don­ner nais­sance à son bébé, la ré­ponse de l’amour

La mère se pré­pare de plus en plus ac­ti­ve­ment à don­ner nais­sance à son bébé. Pour ma part, j’avais tes­té 3 pré­pa­ra­tions à la nais­sance : l’une dans une cli­nique, là il s’agissait sim­ple­ment d’une trans­mis­sion des pro­to­coles en vi­gueur. L’autre au­près de dou­las qué­be­coises (Les Ac­com­pa­gnantes) qui là in­for­maient des bé­né­fices et des risques de chaque in­ter­ven­tion mé­di­cale, elles of­fraient déjà une vi­sion plus large de l’accouchement avec une part belle à la nais­sance phy­sio­lo­gique. La troi­sième au­près d’une ex-​sage-​femme in­ves­tie dans les ac­cou­che­ments na­tu­rels comme d’antan (Ka­rine La­se­va). J’ai alors vrai­ment sen­ti que j’avais tout en moi pour en­fan­ter mon bébé (avec le sup­port de mon mari et de notre su­per sage-​femme) car j’étais as­sez in­for­mée, je me sen­tais prête pour me lais­ser tra­ver­ser par la nais­sance de mon bébé.

Ceci est l’opportunité de rap­pe­ler qu’il est mieux de choi­sir et éla­bo­rer son pro­jet de nais­sance d’abord en­semble pour choi­sir en­suite un pro­fes­sion­nel pour votre sui­vi sans vous sen­tir coincé.es dans une vi­sion de l’accouchement qui fi­na­le­ment ne vous re­joint pas. Aus­si, nous avions un pro­jet d’accouchement phy­sio­lo­gique ini­tia­le­ment en cli­nique et nous nous sommes ren­dus compte que là-​bas, la phy­sio­lo­gie (comme nous l’entendions) n’y se­rait pas res­pec­tée. Nous avons alors chan­gé de sui­vi pour une su­per sage-​femme avec la­quelle j’espérais et j’ai réus­si à ac­cou­cher à la mai­son. Une su­per sage-​femme c’est une sage-​femme dis­crète, qui vient dans l’intimité de notre foyer, qui baisse les lu­mières, sans se mon­trer ob­ser­va­trice ou in­tru­sive, sans po­ser de ques­tions mais agis­sant quand c’est né­ces­saire pour ai­der à la bonne pro­gres­sion du travail.

Aus­si baigné.es dans les hor­mones na­tu­relles de la nais­sance à la mai­son, nous bé­né­fi­cions d’un cock­tail d’hormones à la nais­sance qui ont fait qu’immédiatement mon bébé né, je suis tom­bée en amour de ce pe­tit être et je suis re­tom­bée en amour de mon mari. C’était puis­sam­ment in­tense, fort et j’ai sen­ti tel­le­ment d’amour comme ja­mais. Je peux dire que je suis de­ve­nue plei­ne­ment mère à la nais­sance de mon bébé quand mon cœur s’est mis à s’étirer à l’infini, un océan d’amour pour notre nou­velle fa­mille. J’ai conscience que bien des femmes ne vivent pas un ac­cou­che­ment à la mai­son et que l’amour par­fois n’accroche pas tout de suite. Je tiens à rap­pe­ler à quel point l’amour c’est aus­si une re­la­tion qui se tisse jour après jour et qui gran­dit jour après jour. En tant mère, nous sommes bien sou­vent celles qui font la plu­part des soins de nos en­fants, celles qui vont leur don­ner de l’amour des mille et une fa­çons qui ca­rac­té­risent bien toutes les cas­quettes des jeunes mères. Les co-​parents, même s’ils semblent mettre de plus en plus la main à la pâte savent bien tout de même que la 1ère fi­gure d’attachement de bébé c’est sa mère et c’est ok.

Voi­là, je reste dis­po­nible chères nou­velles fa­milles pour par­ler des mille et un su­jets ef­fleu­rés ici car le de­ve­nir mère est un vaste et pro­fond sujet.

Sur ce, à très très bientôt !

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Réus­sir son post-​partum entre tra­di­tion et modernité

Réus­sir son post-​partum entre tra­di­tion et modernité

Le post-​natal a été long­temps ta­bou, aujourd’hui, la pa­role se li­bère sur la réa­li­té (par­fois crue) de cette pé­riode. Par contraste, nous en­ten­dons par­ler du fa­meux “mois d’or” ou des 40 pre­miers jours qui sont un temps de re­pos pour la nou­velle mère. Je vous pro­pose une adap­ta­tion de la tra­di­tion ayur­vé­dique fa­cile à in­té­grer à la vie oc­ci­den­tale pour bien récupérer !

De l’importance du soin du post-partum

Se­lon l’Āyurveda, la nais­sance est un choc pour les Do­shas, tous vont être dé­sta­bi­li­sés et par­ti­cu­liè­re­ment le Do­sha Vāta qui va se ni­cher dans l’immense vide lais­sé par l’enfant sor­ti du ventre de sa mère. L’idée est de cal­mer le Do­sha Vāta au maxi­mum pour res­ter en san­té. Dans les fa­milles in­diennes, plu­sieurs gé­né­ra­tions vivent en­semble, cha­cun met donc la main à la pâte. La mère est ai­dée par toute sa tri­bu pour la lo­gis­tique (re­pas, mé­nage), les soins de son bébé (le mas­ser, le la­ver, langes), ses soins (mas­sée, nour­rie) et n’a plus qu’à se concen­trer sur sa ré­cu­pé­ra­tion, al­lai­ter son bébé et co­coo­ner avec lui.

La réa­li­té est sou­vent bien dif­fé­rente en Oc­ci­dent où la mère peut se re­trou­ver vite seule, dés­illu­sion­née du sou­tien qu’elle ima­gi­nait re­ce­voir, an­gois­sée d’avoir la res­pon­sa­bi­li­té en­tière du nouveau-​né por­tée sur ses 2 épaules voire 4 si le co-​parent peut être pré­sent, ce der­nier peut s’épuiser en vou­lant tout por­ter… et bien sou­vent les nou­veaux pa­rents n’ont ja­mais pris soin d’un nour­ris­son dans leur vie, tout est à ap­prendre ! Ce n’est vrai­ment pas de tout re­pos ! Au-​delà de l’aspect prag­ma­tique, de­ve­nir pa­rent (même une fois de plus) est un grand cham­bou­le­ment psy­chique. Tous ces élé­ments sont déjà en soi très dé­sta­bi­li­sants pour le Do­sha Vāta.

Re­créer du sou­tien pour le post-partum

Mieux vaut donc bien se pré­pa­rer pour que les dé­buts de votre vie de fa­mille soient les plus se­reins pos­sibles ! Dans l’accompagnement en pré-​natal, nous ré­flé­chis­sons à la mise en œuvre de votre post-​natal idéal, et c’est possible !

A dé­faut d’avoir de la fa­mille chez vous, vous pou­vez bien sûr créer votre propre tri­bu : avoir une aide pour le mé­nage /​les les­sives, une garde pour les (autres) en­fants, une aide pour les re­pas… Il existe aus­si la pos­si­bi­li­té de créer un « meal train », c’est un sys­tème où vous or­ga­ni­sez la ges­tion des re­pas par des tiers (amis, fa­mille) pour votre mois d’or… ou bien, vous pou­vez cui­si­ner ré­gu­liè­re­ment da­van­tage en gros­sesse et rem­plir le congé­la­teur pe­tit à pe­tit. Le mot d’ordre est de vous fa­ci­li­ter la vie au maxi­mum pour le 1er mois afin de vous re­po­ser et de pro­fi­ter de votre bébé.

Bien évi­dem­ment, si le co-​parent peut avoir un long congé pa­ren­tal, c’est mieux. Pen­ser à ce que le co-​parent ne porte pas tout et qu’il ait lui aus­si le sou­tien né­ces­saire. Discutez-​en en­semble. Des fois, il y a des toutes pe­tites choses qui font une grande dif­fé­rence : par­ler à un ami, faire 5 mi­nutes de co­hé­rence car­diaque, se mas­ser… Pen­sez à pré­ser­ver un temps ré­gu­lier pour que cha­cun puisse conti­nuer à prendre soin de lui. Pen­sez aus­si à ré­ser­ver un temps ré­gu­lier pour votre couple, quand bébé dort par exemple, vous pou­vez juste vous câ­li­ner, par­ler, prendre soin de votre re­la­tion, la sexua­li­té re­pren­dra quand ce sera le mo­ment pour tous les deux.

Le mois d’or ayur­vé­dique pour la nou­velle famille

L’idée est donc de ré­duire au maxi­mum le dés­équi­libre du Do­sha Vāta. En Āyur­ve­da, tout trai­te­ment com­mence d’abord par ce que l’on ré­pète quo­ti­dien­ne­ment, à sa­voir l’alimentation et l’hygiène de vie. Ces 40 pre­miers jours, une ali­men­ta­tion anti-​Vāta est re­com­man­dée : évi­ter les fa­milles des choux, le cru, tout ce qui est sec et froid. Au­tre­ment dit, man­gez chaud, onc­tueux, doux et fa­cile à di­gé­rer ! Op­tez pour les soupes, les pu­rées, les ti­sanes, les cé­réales com­plètes très cuites presque en bouillie, les por­ridges, les com­potes. L’hygiène de vie anti-​Vāta est cru­ciale : il s’agit d’instaurer une ré­gu­la­ri­té dans vos jour­nées (même si vous res­tez au lit avec bébé !), man­gez aux mêmes heures, dor­mez aux mêmes heures (vous pou­vez bien sûr faire des siestes dans la jour­née pour récupérer).

Après la nais­sance, massez-​vous au mi­ni­mum le ventre et les seins (si vous al­lai­tez) quo­ti­dien­ne­ment. Il est re­com­man­dé de vous faire mas­ser quand les sai­gne­ments di­mi­nuent, le mas­sage en post-​partum est un mas­sage har­mo­ni­sant donc avant tout doux, re­po­sant, apai­sant et spé­ci­fique pour cal­mer le Do­sha Vāta, il est sui­vi par un en­ve­lop­pe­ment du ventre pour fa­vo­ri­ser la bonne re­mise en place des or­ganes et chas­ser le vide dans le­quel Vāta se loge.

Il est re­com­man­dé de boire une in­fu­sion avec un clou de gi­rofle de­dans car cela fa­vo­rise la pro­duc­tion de lait, c’est aus­si un très bon sti­mu­lant pour le sys­tème di­ges­tif (aus­si per­tur­bé par l’accouchement), c’est éga­le­ment anti-​bactéirien, anti-​viral et antiseptique !

Voi­là avec tous ces conseils, vous avez les bases pour un post-​partum réussi.

A votre bonne san­té… on se re­trouve bien­tôt pour d’autres pépites !

J’ai hâte !

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