Pour un peau-​à-​peau gagnant !

Pour un peau-​à-​peau gagnant !

On peut se dire : « peau-​à-​peau, ça veut dire peau contre peau, bas­ta » eh bien non, ce n’est pas suf­fi­sant si­non le peau-​à-​peau de­vient per­dant… Le peau-​à-​peau est une re­com­man­da­tion in­ter­na­tio­nale qui re­pose sur plus de 40 an­nées de re­cherches. Sauf que sur le ter­rain, si l’on veut pro­fi­ter de ses nom­breux bien­faits, il faut être bien in­for­mé. Je vous dé­livre ici les points-​clés pour que votre peau-​à-​peau soit réus­si… et que votre nou­velle fa­mille en redemande !

Sans in­for­ma­tion sur le peau-​à-​peau, il de­vient peur-à-peur

Dans mes lec­tures, pré­pa­ra­tions à la nais­sance, dis­cus­sions avec des jeunes ma­mans, il était bien sûr évident que le peau-​à-​peau était la pre­mière confi­gu­ra­tion de la pa­ren­ta­li­té proxi­male qui offre une conti­nui­té ras­su­rante au nouveau-​né dès sa nais­sance. Bref, j’étais ab­so­lu­ment convain­cue de tous les bien­faits. Et une fois notre bébé né mer­veilleu­se­ment dans la pis­cine d’accouchement à la mai­son, je me trouve al­lon­gée sur le ca­na­pé, mon tout pe­tit bébé est là sur moi, je le dé­couvre, fon­dante d’amour, nos pre­miers ins­tants sont tel­le­ment in­tenses… Mon bébé est en­core fa­ti­gué de tout ce che­min jusqu’à notre ren­contre, il tète à peine, je l’observe, il bouge ses pe­tits membres, mon mari et moi sommes at­ten­dris au plus haut point.

Et là, Na­tha­naël com­mence à avoir les ex­tré­mi­tés bleues. Diag­nos­tic de notre sage-​femme : il faut l’habiller, il se re­froi­dit. Il a du mal à se ré­chauf­fer pour­tant nous l’habillons avec plu­sieurs couches de vê­te­ments, le peau-​à-​peau n’est plus co­con mais co­ton : lui dans ses ha­bits, moi et mon mari l’observant an­xieux de ses pe­tits membres qui s’étaient re­froi­dis si vite.

Sur le coup, nous ne sa­vions pas, j’ai re­gret­té de ne pas pou­voir faire du peau-​à-​peau comme c’était re­com­man­dé, comme j’en rê­vais, et je me di­sais qu’il y avait eu une ur­gence, que notre bébé s’était re­froi­di à cause de ceci, cela. Je ra­tio­na­li­sai face à la tris­tesse de ne pas avoir vécu ce peau-​à-​peau tout en conti­nui­té avec mon bébé.

Main­te­nant, il est clair que je n’étais pas in­for­mée sur les condi­tions re­quises et né­ces­saires pour réel­le­ment par­ler de peau-​à-​peau : ça ne s’invente pas, ce n’est pas inné, c’est une rou­tine à adop­ter et pour un pro­chain bébé, ce sera ok 🙂

Re­cette du peau-​à-​peau aux pe­tits oignons

Pe­tit rap­pel : la nais­sance est une épreuve ma­ra­tho­nienne pour la mère et le bébé, bien évi­dem­ment, si l’un ou l’autre n’est pas en san­té, le peau-​à-​peau sera re­por­té après des 1ers soins ur­gents ou bien papa pren­dra le re­lais de ma­man si c’est elle qui a be­soin de soins, etc. il y a tou­jours des so­lu­tions et des al­ter­na­tives pos­sibles, bien heureusement.

Si tout va bien pour la san­té de bébé et de ma­man, voi­ci les points importants :

  • Ma­man doit être en po­si­tion semi-​assise pour pou­voir bien sûr ad­mi­rer son bébé mais aus­si pour que bébé puisse avoir la pos­si­bi­li­té de pous­ser sur ses pieds contre le ventre de sa ma­man pour mon­trer ce dont il est ca­pable à la nais­sance (il y a des ré­flexes qui sont pré­sents à la nais­sance pour qu’il puisse faire une pe­tite as­cen­sion jusqu’au ma­me­lon, nous en re­par­le­rons dans un autre article!)

  • Bébé doit être sur le ventre contre ce­lui de sa ma­man, sa tête doit être tour­née sur le côté, bouche et nez dé­ga­gés, pour qu’il puisse res­pi­rer tran­quille­ment (rap­pe­lons qu’il vient de vivre l’épopée de sa nais­sance), son cou n’est pas plié/​rentré, sa tête est tran­quille (on vé­ri­fie qu’il ne montre pas de signe d’inconfort), bref bébé doit être bien !

  • A la nais­sance, sé­cher bébé en le tam­pon­nant avec une ser­viette puis lui mettre une cou­ver­ture sur le dos de bébé et aus­si un bon­net (il perd 80 % de sa cha­leur par la tête). Je re­com­mande de mettre la cou­ver­ture et le bon­net plu­sieurs jours voire se­maines avant l’accouchement dans les af­faires de sa ma­man afin qu’ils prennent son odeur et que bébé reste dans les mêmes em­preintes sen­so­rielles lors du peau-​à-​peau que ce qu’il connaît déjà (dans sa vie intra-​utérine, le li­quide am­nio­tique avait déjà une odeur­bien per­son­na­li­sée se­lon ce que tout ce que la ma­man man­geait, bu­vait, res­pi­rait etc).

  • Et un pe­tit rap­pel qui mé­ri­te­ra un autre ar­ticle de blog : il n’y a au­cune ur­gence à faire té­ter bébé dans sa 1ère heure de vie, pre­nez soin d’être dans la ren­contre et la dé­cou­verte en­semble, il vien­dra un temps où il aura be­soin de téter.

Main­te­nant que bébé est en peau-​à-​peau réus­si, rappelons-​en les bienfaits

Le peau-​à-​peau réduit :

  • le ni­veau de stress de bébé et de sa maman

  • la sen­sa­tion de douleur

  • les dif­fi­cul­tés d’allaitement

  • les pleurs

Le peau-​à-​peau augmente :

  • le sen­ti­ment de sa­tis­fac­tion, la confiance chez la maman

  • la réus­site de l’allaitement maternel

  • les flexions mo­trices de bébé (pour un bon dé­ve­lop­pe­ment moteur)

  • la tem­pé­ra­ture corporelle

  • les com­por­te­ments d’attachement

Le peau-​à-​peau aide bébé à :

  • sta­bi­li­ser sa fré­quence car­diaque, sa gly­cé­mie, sa tem­pé­ra­ture corporelle

  • or­ga­ni­ser ses cycles veille/​sommeil

  • cher­cher le sein, prendre le sein, ini­tier la lactation

  • être co­lo­ni­sé par la flore ma­ter­nelle (et pou­voir ain­si faire face à son environnement)

Je vous sou­haite donc un peau-​à-​peau pré­coce, pro­lon­gé, réus­si en étant proac­tifs et en in­té­grant tous ces pré­cieux points dont j’aurais aimé dis­po­sé moi-​même avant d’être maman !

Voi­là, vous avez ga­gné de longs mo­ments d’étreintes avec bébé !

Pro­fi­tez !

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Tout sur le mas­sage ayur­vé­dique en grossesse

Tout sur le mas­sage ayur­vé­dique en grossesse

Moi-​même en­ceinte, je sou­hai­tais être co­coon­née et j’ai re­cher­ché une Dou­la qui fasse éga­le­ment des mas­sages ayur­vé­diques. J’é­tais heu­reuse d’a­voir un temps d’é­changes puis un mas­sage tout au long de l’ar­ron­dis­se­ment de mon ventre. Mon bébé né, j’ai dé­cou­vert que les mas­sages ayur­vé­diques ne s’é­qui­valent pas tous et la for­ma­tion des thé­ra­peutes cor­po­rels est ex­ces­si­ve­ment va­riable. Je vous pose ici les points es­sen­tiels pour vous of­frir non pas un mo­ment de dé­tente mais un vrai mo­ment de soin ayurvédique.

L’in­té­rêt du mas­sage ayur­vé­dique de la femme enceinte

L’Āyur­ve­da at­tache beau­coup d’im­por­tance à la pré­pa­ra­tion des fu­turs pa­rents avant la concep­tion puis­qu’on veut que le sper­ma­to­zoïde et l’o­vule qui vont for­més le bébé soient de la meilleure qua­li­té pos­sible pour que le foe­tus soit en su­per san­té. C’est tout l’ob­jet d’une pré­pa­ra­tion en pré-​conception dans la­quelle je peux vous accompagner.

Une fois que bébé est là et gran­dit dans votre ventre, bien évi­dem­ment on sou­haite que la femme en­ceinte soit dans les meilleures condi­tions pos­sibles pour que bébé se dé­ve­loppe à mer­veille. On veut contrô­ler le Do­sha Vāta qui est le grand co­or­di­na­teur des hor­mones, il est le gé­rant des deux autres Do­shas (Pit­ta qui gère la trans­for­ma­tion des ali­ments pour nour­rir le fœ­tus et Ka­pha qui gère la crois­sance des tis­sus no­tam­ment). Les 3 Do­shas tra­vaillent ac­ti­ve­ment pen­dant la gros­sesse et bien sûr on sou­haite le plus pos­sible qu’ils soient équi­li­brés pour œu­vrer au mieux. Aus­si, le contrôle de Vāta est la base pour contrô­ler les 2 autres Do­shas. On sou­haite éga­le­ment pro­té­ger l’O­jas de la mère, c’est une ré­serve d’­éner­gie qui ré­sulte de son ali­men­ta­tion et de son mé­ta­bo­lisme. Le bébé se nour­rit aus­si de l’O­jas de sa mère avant d’a­voir sa propre ré­serve au cou­rant du 8ème mois de gros­sesse. On veut donc que la ré­serve de la mère soit rem­plie pour que le bébé ait suf­fi­sam­ment d’Ojas.

Se­lon l’Āyur­ve­da, il y a 2 pres­crip­tions pour prendre soin de Do­sha Vāta et d’O­jas : d’une part, la femme de­vrait être dans un en­vi­ron­ne­ment pro­tec­teur avec beau­coup de confort, de sou­tien et de sta­bi­li­té (on évite les dé­pla­ce­ments qui dés­équi­librent le Do­sha Vāta). D’autre part, on veut qu’elle ait des mas­sages quo­ti­diens à l’­huile. Le choix de l’­huile de­vra être ajus­té à sa consti­tu­tion. Pour que les mas­sages soient quo­ti­diens, la femme en­ceinte est in­vi­tée à se faire des auto-​massages chaque jour et à s’of­frir un mas­sage men­suel au­près d’un thé­ra­peute corporel.

Les in­di­ca­tions et les contre-​indications pour le réaliser

Le mas­sage ayur­vé­dique en gros­sesse est un mas­sage ex­trê­me­ment doux, lent et har­mo­ni­sant, ce qui li­mite ses contre-​indications à :

  • si le gy­né­co­logue ou le pro­fes­sion­nel mé­di­cal qui suit la femme le contre-indique
  • si la femme en­ceinte est ma­lade (ex : rhume, grippe, fièvre etc)
  • si la femme pré­sente une pa­tho­lo­gie grave (ex : ma­la­die auto-immune)

Dans tous les autres cas de fi­gure, ce mas­sage est re­com­man­dé. Il faut pré­ci­ser que la cu­lotte por­tée le mo­ment du­dit mas­sage ne doit pas craindre l’­huile, le reste du corps sera nu sous un linge pour res­ter en mode co­con. La pièce doit être chauf­fée et res­tez en­suite au chaud pour que l’­huile pé­nètre bien et ne pas créer l’ef­fet in­verse du mas­sage : du froid sur de l’­huile, ce se­rait mau­vais pour apai­ser le Do­sha Vāta. Donc, pour la fin du mas­sage, pré­voyez aus­si un bon­net, une écharpe, un gi­let, des grosses chaus­settes à por­tée de main et évi­tez ain­si le moindre coup de vent.

En de­hors du mas­sage reçu, il est re­com­man­dé une pra­tique d’auto-​massage, avec des mou­ve­ments cir­cu­laires. Ap­pli­quez au grand mi­ni­mum de l’­huile sur votre ventre et vos seins. Si vous ne connais­sez pas votre consti­tu­tion pour le choix de l’­huile, pre­nez de l’­huile de sé­same pour ces parties-​là. A par­tir du 6ème mois, il s’a­gi­ra d’é­tendre ces zones au haut des cuisses et à la vulve no­tam­ment au­tour de l’en­trée du va­gin pour que les tis­sus aient suf­fi­sam­ment le temps de s’­hy­dra­ter, d’être nour­ris afin de réus­sir l’ex­ploit acro­ba­tique de l’é­mer­gence de votre bébé sans ver­ge­tures ni dé­chi­rures, s’il vous plaît 😉 Après vous être mas­sée, il fau­dra prendre une douche voire un bain chaud pour ai­der l’­huile à bien pé­né­trer. C’est une rou­tine à mettre en place avant de prendre votre douche à chaque jour, glissez‑y à côté votre bou­teille d’­huile de sé­same bio­lo­gique 1ère pres­sion à froid et hop, ça de­vient une bonne habitude-santé !

Le dé­rou­le­ment d’un mas­sage ayur­vé­dique comme si vous y êtiez !
Avant le mas­sage, nous fai­sons une brève éva­lua­tion de votre état du mo­ment afin de dé­ter­mi­ner l’­huile ap­pro­priée pour vous. C’est l’op­por­tu­ni­té aus­si de dé­ga­ger l’es­pace en nom­mant ce qui est pré­sent pour vous afin de peu à peu vous rendre dis­po­nible à ce temps de soin. C’est aus­si l’op­por­tu­ni­té de no­ter ce qui vous se­rait utile pour vous don­ner des conseils ajus­tés à votre si­tua­tion pré­sente, avant ou après votre mas­sage (ex : pré­pa­ra­tion du pé­ri­née, contrô­ler le Do­sha Vāta, pe­tits tra­cas de la gros­sesse pour les­quels l’Āyur­ve­da peut vous pro­po­ser des so­lu­tions na­tu­relles etc).

Je vous dé­cris les points es­sen­tiels du mas­sage : nous com­men­çons par le dos, puis l’ar­rière du corps en­suite la tête et l’a­vant du corps avec les pieds/​les mains pour fi­nir avec le ventre. Nous met­trons une mu­sique toute re­laxante. Vous di­rez si vous avez des res­tric­tions pour ajus­ter les po­si­tions et amé­lio­rer au maxi­mum votre confort lors du mas­sage afin que ce soit un mo­ment qui vous fasse pro­fon­dé­ment du bien. Il existe, si le be­soin est pré­sent, la pos­si­bi­li­té de vous pro­po­ser un drai­nage des jambes, c’est très ap­pré­cié en fin de gros­sesse quand il y a de la ré­ten­tion d’eau par exemple. Il ne faut pas hé­si­ter tout le long à ex­pri­mer le moindre in­con­fort car le temps de se re­pla­cer, de po­si­tion­ner un cous­sin ou plu­sieurs est du temps ga­gné pour vous per­mettre de vrai­ment bé­né­fi­cier plei­ne­ment du mas­sage. Vous n’a­vez plus qu’à pro­fi­ter, res­pi­rer, savourer.

A l’is­sue, vous pour­rez par­ta­ger sur les ef­fets res­sen­tis du mas­sage et, au be­soin, des conseils pour­ront vous être don­nés pour pour­suivre dans le soin de vous-​même. Au sor­tir du mas­sage à l’­huile, il s’a­git de ne pas prendre froid pour bé­né­fi­cier au maxi­mum du mas­sage. Il sera im­por­tant aus­si de bien boire de l’eau à tem­pé­ra­ture am­biante (tou­jours pas de froid pour contrô­ler le Do­sha Vāta) car, même si le mas­sage est très très doux, il draine tout le corps, aus­si en bu­vant bien, vous pour­rez éli­mi­ner les toxines naturellement.

Voi­là, rien que d’en par­ler, je me sens déjà toute dé­ten­due, pas vous ?!

On se re­trouve bientôt !

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L’Āyur­ve­da, c’est quoi ?

L’Āyur­ve­da, c’est quoi ?

« — Dans mon ma­ga­sin bio, il y a des ti­sanes Vata, Pit­ta, Ka­pha !? », « — Ce sont des mas­sages !? ». Nous avons tous en­ten­du par­ler de l’Āyur­ve­da et tous une idée plus ou moins claire de ce que c’est. Ici, je ré­ponds à vos pre­mières ques­tions de base : d’où ça vient ? Qu’est-​ce que c’est ? A quoi ça sert ? Qu’est-​ce que ça ap­porte en plus à un sui­vi Dou­la ? Prêts ? On y va !

Les ori­gines de l’Āyurveda

Ve­nant du sans­krit, « āyur » si­gni­fie « lon­gé­vi­té, vie, san­té » et « veda » pour « connais­sance », ain­si l’Āyur­ve­da est lit­té­ra­le­ment « la connais­sance pour une longue vie en santé ».

On dit que le Créa­teur a trans­mis la Connais­sance à des Sages, ce qui a don­né les 4 textes les plus an­ciens : les Vé­das. Ils ont été écrits entre 2000 et 500 avant Jésus-​Christ et ils ont une longue tra­di­tion orale avant d’a­voir été mis sur pa­pier. Je m’ex­plique : les In­diens connais­saient les textes par cœur, et pou­vaient les ré­ci­ter à l’en­droit, à l’en­vers et l’é­crit n’a­vait vrai­ment pas bonne presse donc on es­time que le pas­sage à l’é­crit s’est fait au mi­ni­mum plu­sieurs siècles après la trans­mis­sion orale initiale.

Ce qui est pré­cieux, je trouve, c’est que l’Inde a une tra­di­tion conti­nue, et no­tam­ment la trans­mis­sion de la mé­de­cine in­dienne a conti­nué sans rup­ture de maître à élève en Āyur­vé­da jus­qu’à ce jour. De même les textes an­ciens sont res­tés dans leur cru, en gros pas l’é­cueil du té­lé­phone arabe pour les textes in­diens (!). Ceci nous per­met de res­ter au plus proche de la pra­tique ori­gi­nelle de cette médecine.

En­fin, l’Āyur­vé­da re­pose sur le plus an­cien Darśaṇa (= sys­tème de pen­sée) qu’on ap­pelle le Sāṁ­khya : c’est un dé­rou­lé des étapes de­puis le Créa­teur à la créa­ture, du plus sub­til au plus terre-​à-​terre. Lors de notre vie ter­restre, il s’a­git de re­mon­ter ces étapes : trou­ver un équi­libre phy­sio­lo­gique puis, au ni­veau psy­cho­lo­gique, nous dé­faire de nos croyances puis de notre égo, pour re­ve­nir au Créa­teur. Le but de l’Āyur­vé­da comme du Yoga est de gran­dir spirituellement.

Concrè­te­ment, on fait quoi en Āyurveda ?

Cette mé­de­cine tra­di­tion­nelle va donc prendre en compte la glo­ba­li­té de la per­sonne (son en­vi­ron­ne­ment, son hy­giène de vie, ses ha­bi­tudes, son ré­gime ali­men­taire, sa psy­cho­lo­gie) en plus de ses symp­tômes pour vrai­ment al­ler à la cause de ses dif­fi­cul­tés. On ne cherche pas tant à ré­duire les symp­tômes qu’à d’a­bord et avant tout iden­ti­fier la ou les causes afin de gué­rir la personne.

Il s’a­git de dé­ter­mi­ner quels sont les dés­équi­libres et quels en sont leur cause mais aus­si d’é­va­luer la consti­tu­tion de base de la per­sonne. Se­lon l’Āyur­vé­da, cha­cun de­vrait avoir une hy­giène de vie et une ali­men­ta­tion ajus­tées à sa consti­tu­tion de base pour res­ter en équi­libre. On parle à ce moment-​là des fa­meux Do­shas (Pit­ta, Ka­pha et Vata), qui sont les « éner­gies » qui gèrent notre fonc­tion­ne­ment phy­sio­lo­gique et des Maha Guṇas (Satt­va, Ra­jas et Ta­mas) pour les as­pects plus psy­cho­lo­giques. Je fe­rai un ar­ticle plus pré­cis sur ces points-là 🙂

Aus­si, la consul­ta­tion se fait en pré­sen­tiel pour éva­luer l’en­semble de la per­sonne no­tam­ment par l’ob­ser­va­tion de la langue, le tou­cher de la peau, la prise du pouls, l’ob­ser­va­tion des ongles/​des mains etc. A la fin de la consul­ta­tion, le trai­te­ment vi­se­ra d’a­bord à agir sur la cause et à ré­duire le dés­équi­libre voire à di­mi­nuer les symp­tômes pour ai­der la per­sonne le temps que la cause dis­pa­raisse. Le but est de vé­ri­ta­ble­ment gué­rir la per­sonne, bien en­ten­du si celle-​ci vient avec une pa­tho­lo­gie à un stade avan­cé, ce ne sera pas tou­jours pos­sible, ce­pen­dant peut-​être qu’il ne sera pas trop tard pour amé­lio­rer la qua­li­té de vie de la personne.

En­fin le trai­te­ment vi­se­ra à amé­lio­rer le ré­gime dié­té­tique, l’­hy­giène de vie et des plantes mé­di­ci­nales pour­ront être re­com­man­dées. Les bé­né­fices pour­ront al­ler bien au-​delà des dés­équi­libres sus-nommés.

Āyur­ve­da et Dou­la, ça fait rê­ver et dans le concret ?

Dans un pro­jet de pré-​conception, nous al­lons pou­voir agir au cœur de votre dif­fi­cul­té à conce­voir en cher­chant à iden­ti­fier la cause chez vous et votre par­te­naire. Se­lon votre état de san­té, une tran­si­tion vous sera peut-​être pro­po­sée avant d’en­tre­prendre un trai­te­ment qui aug­mente la fer­ti­li­té et vous per­met­tra de conce­voir le plus sai­ne­ment pos­sible pour que votre bébé soit en pleine santé !

Dans un pro­jet de gros­sesse, c’est l’op­por­tu­ni­té de vrai­ment dé­cou­vrir votre consti­tu­tion pour prendre soin de vous au mieux du mieux car c’est comme cela que vous ren­drez le plus ser­vice à votre en­fant : en étant en forme. C’est aus­si l’op­por­tu­ni­té de ré­duire na­tu­rel­le­ment les pe­tits tra­cas ren­con­trés en gros­sesse comme les nau­sées ma­ti­nales, les jambes sans re­pos entre autres choses. Et ce­rise sur le gâ­teau, c’est le mas­sage ayur­vé­dique de la femme en­ceinte qui vous per­met­tra de contrô­ler le Do­sha Vata qu’on veut apai­ser en gros­sesse, vous ai­der à vous po­ser et à prendre soin de votre santé.

Pour en­vi­sa­ger le post-​natal, c’est très utile d’a­voir des re­pères clairs sur ce que re­com­mande l’Āyur­vé­da pour prendre soin de votre jeune fa­mille, de bé­né­fi­cier de re­pas ajus­tés à votre consti­tu­tion en post-​natal im­mé­diat, de mas­sages pour fer­mer le vide créé par l’en­fan­te­ment, d’ap­prendre à mas­ser votre bébé pour sa ro­bus­tesse… Et ain­si com­men­cer votre vie de fa­mille en sé­ré­ni­té et en pleine santé !

Voi­là pour vous don­ner quelques pistes concrètes et ori­gi­nelles de la mé­de­cine tra­di­tion­nelle in­dienne au ser­vice de vous chères nou­velles familles !

A très bientôt !

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